(Actualisé avec déclaration de Trump)
Les États-Unis ont retiré leurs bombardiers B-1 de la base aérienne britannique de Fairford, dans l'ouest de la grande-Bretagne, qui aurait été la cible d'un projet d'attaque terroriste dans lequel Premier ministre britannique Andy Burnham n'a pas exclu la main de l'Iran.
Située à environ 145 kilomètres à l'ouest de Londres, la base de Fairford a été utilisée ces derniers mois par des bombardiers de l'armée américaine pour attaquer l'Iran.
Le président américain Donald Trump a confirmé qu'une menace liée à l'Iran était à l'origine de cette décision.
"Nous avions l'impression qu'il pourrait y avoir une menace, alors pourquoi est-ce que je les laisserais là ? Ca ne coûte que très peu d'argent de les déplacer", a déclaré le locataire de la Maison blanche à des journalistes.
Le vice-président américain J.D. Vance avait lui aussi visé le régime iranien alors que le secrétaire d'Etat Marco Rubio avait écarté tout lien direct entre le retrait des bombardiers américains et la menace iranienne.
Le Pentagone a précisé que tous les bombardiers déployés à Fairford avaient regagné leurs bases aux États-Unis, tout en affirmant que la flotte de bombardiers restait prête à mener des frappes de précision "partout et à tout moment".
Cinq hommes âgés d'une vingtaine d'années et qui résident à Londres ont été interpellés il y a une semaine près de la base de Fairford, dans l'ouest du pays. Suspectés de préparer une attaque, ils ont été interrogés le lendemain par la police britannique puis libérés sous caution.
L'Iran avait nié toute implication et son ministre des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, avait qualifié les accusations de "sans fondement".
Fin juillet, les Gardiens de la révolution iraniens avaient qualifié cette base de cible légitime.
Une source militaire de l'Otan a déclaré lundi que l'Iran faisait toujours peser "une menace aiguë" pour les installations américaines au Royaume-Uni.
Selon Christoph Bergs, analyste au Royal United Services Institute, le redéploiement des bombardiers réduira temporairement la capacité américaine à lancer rapidement des opérations contre l'Iran.
Un haut responsable militaire de l'Otan a assuré que ce retrait des avions américains n'aurait pas d'impact sur l’Alliance.
"La capacité défensive de l'Otan à faire face à toute agression reste inchangée et inégalée, grâce à l’unité, à la force et aux capacités combinées de 32 nations."
Lundi, le ministère britannique de la Défense a refusé de commenter les mouvements des avions américains.
(Reportage Svea Herbst-Bayliss, Sarah Young et Sabine Siebold, version française Elena Smirnova, édité par Benoit Van Overstraeten)

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